Sur les berges de mes ancêtres profanées, clairons atones
Qui des lendemains hypothéqués chantent les charmes de
notre Amour dilapidé aux quotidiens de nos peines Limpides
mes larmes s'écoulent sur tes mille visages jamais connus
qu'ont adoré ces autres Moi égarés aux confins de toutes les
cruautés si tendres qui jalonnent notre mémoire Perdue sans
espoir de te retrouver Et nos mains enlacées ne sont plus
qu'un vague souvenir qu'efface le ressac du Midi de nos
jours anéantis Qu'aurons-nous alors après ces siècles infinis
lorsque tes boucles dorées se seront abîmées par-delà les
berges téméraires de nos ébats macabres? Tout et rien,
des bribes fuyantes, ces saisons éclatantes de ténèbres
souillées par les astres impassibles J'aurais voulu J'aurais
dû J'aurais pu et pourtant les vaisseaux ont levé l'ancre
et la jetée le Jeté sables brûlants ma
peau désséchée le Silence, linceul sidéral
et le vent balaie les dunes
de ce passé tortueux
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire